Il me semble que dans cette affaire Fofana l'on se polarise un peu trop sur le personnage en question et qu'ainsi l'on passe au travers du vrai problème, de la réalité autour de ce crime.

Je m'explique : si Fofana s'avère être un illuminé de Dieu ayant cherché à "tuer du juif" comme ses frères extrémistes dans d'autres contrées, ayant laissé cours à sa haine, la question que je me pose a à voir avec les 26 complices de celui-ci.

Apparemment ceux-ci ne semblent pas avoir suivi un même schéma s'apparentant à une croyance extrémiste et ainsi, qu'en est-il de la jeune fille ayant servi d'appât, de celui qui se devait d'épier les alentours, du gardien, des autres, de tous ces autres qui étaient là, complices et acceptaient de prêter main à l'horreur ?

Eux ne paraissent pas guidés par des idéaux religieux et extrémistes.Alors, pourquoi ? Et là nous pénétrons peut-être dans ce cliché du juif obligatoirement aisé et auquel on peut ( et pourrais-je dire : on doit ?) soutirer cet argent qui doit impérativement s'amasser sous un matelas, dans des dizaines de comptes en banque ici ou à l'étranger...

J'ai bien peur que ces 26 complices n'aient rien à voir avec la mauvaise graine monstrueuse nommée Fofana mais que par contre l'antisémitisme leur a servi de moteur, d'oeillères pour ne surtout pas voir ce qui se concrétisait devant eux et bien évidemment pour ne surtout pas intervenir par un "halte là" qui aurait peut-être pu sauver Ilan.

Combien de millions d'êtres humains vivent et respirent dans ce bas monde avec ces mêmes idées préconçues ? Combien de jeunes désoeuvrés auraient agi exactement de la même manière dans des situations similaires ?

Voilà peut-être la vraie raison de tout cela et les questions que je ne peux m'empêcher de me poser sont : comment avons nous abouti dans nos sociétés occidentales à ces archétypes du juif plein aux as, comment ne sommes-nous pas parvenus à démontrer que comme dans toutes sociétés les juifs pouvaient être chômeurs comme ouvriers, comme étudiants sans le sou ???

Une campagne d'information quant aux équivalences entre toutes les couches, les diverses religions, les régions, les populations aux origines différentes serait peut-être la bienvenue pour démontrer qu'en France les égalités comme les inégalités sont bien des faits de société; de sociétés "modernes"...