Loin de moi l'idée de vouloir ici jouer les trouble-fêtes de fin d'année, de me prémunir d'un alarmisme forcené, de lancer l'idée de ne surtout pas "faire les grands magasins", de ne pas festoyer à l'extérieur ou même s'attarder dans les grandes avenues, et pourtant: y auraient-ils des signes avant-coureurs de tentatives d'attentats potentiels dans les limites hexagonales ?

Doit-on se placer derrière cette phrase connue et ancrée dans nos mémoires du "on ne nous dit pas tout" quant à des menaces plus que potentielles sur, non seulement les territoires européens, mais bel et bien sur le territoire français ?

Les services de l'antiterrorisme français se baseraient sur la date du 11 décembre à Stockholm afin de ne pas se laisser prendre au dépourvu : " l'acte d'un fanatique isolé, comme ce père de famille irakien bien inséré, est ce que nous craignons le plus"...

L'état d'alerte semble effectivement avoir été décrété et ça ne seront pas moins de 71 unités des forces mobiles, des technologies de pointe, des vigiles sensibilisés et plus qui vont devoir empêcher tout débordement terroriste...Mais y a-t-il péril en la demeure ? La situation actuelle des attentats en puissance a-t-elle atteint ce niveau de savoir que l'état décrète le niveau "rouge renforcé" pour cette période de fêtes 2010 ?

Si l'on s'en tient aux connaissances quant aux "reclus de Tamir"  cette cinquantaine de djihadistes du Fatah al-Islam ( mouvement inspiré de Al-Qaïda) coincés à l'entrée d'un camp palestinien à 30 kms de Beyrouth et de leurs planifications d'attentats, d'attaques.

Si l'on entend les paroles prononcées par le colonel en charge de la sécurité de la zone en question : "depuis un an, une vingtaine ont fui en Grèce et en Bulgarie. Certains d'entre eux ont réussi ensuite à s'infiltrer en Allemagne, en France et aussi en Belgique"...

Certains d'entre eux sont connus, identifiés mais la filière fonctionne bien du Liban en Syrie, de celle-ci en Turquie, puis sans aucun besoin de passeports, de la Turquie vers la Grèce et la Bulgarie où pour quelques centaines de dollars de nouveaux "vrais-faux" papiers d'identité sont récupérables...

Apparemment une chose paraitrait s'avérer : il y a de facto un désir de "mener le combat" en Europe où ces terroristes peuvent nouer des contacts avec des réseaux dormants et ainsi les "éveiller vers l'action".

D'autre part, les moyens financiers ne sembleraient aucunement problématiques pour ces djihadistes, ce qui laisserait comprendre que ceux-ci pourraient attendre patiemment une "occasion adéquate" afin de concrétiser leurs menaces.

Alors, la situation est-elle déjà dramatique ? S'est-elle mise en place du côté terroristes ? Voyant les mesures prises par le gouvernement français vont-ils tout simplement attendre "l'occasion" ?..

Certes, ne soyons pas alarmistes et puis...un 25 décembre, une nouvelle année, ça se fête, non ?

Marc Lev - auteur de "Après-demain ?" (edilivre) traitant justement de ce sujet...