Comme beaucoup d'entre nous ( je le présume) la nouvelle de la libération de Ghesquière et Taponier après tout de-même 547 jours de détention m'a empli de plaisir imaginant comme tout un chacun le devenir horrible qui a dû être le leur durant ce devenir d'otages, les tortures, les coups, les privations que j'ose ne pas imaginer quant au sort des autres otages, de Gilad Shalit...

De-même apprendre que cela faisait déjà 18 mois que la DGSE suivait de près le lieu de leur détention, les allées et venues de leurs détenteurs, espionnant à outrance, tentant d'"acheter" l'aide de résidents afghans, usant de matériel ultra sophistiqué...cela apportait du baume, de l'espoir réel à ce désir de voir la France agir de-même face aux autres otages, face à Gilad Shalit...

Et puis j'apprenais de la bouche de Taponier et Ghesquière "qu'ils n'avaient jamais été menacés de mort, jamais frappés, jamais enchaînés..." que, comble de l'horreur, ils eurent chacun de leur côté à passer 8 mois dans la solitude, séparés l'un de l'autre, mais qu'au final, et ce pour les 5 derniers mois, ils furent à nouveau ensemble, un traducteur leur avait été enjoint, et de temps à autre ils avaient accès à la radio RFI ou BBC.

J'appris également que "le plus terrible durant cette détention c'est de se dire mais qu'est-ce qu'on va faire de toute la fin de journée, il est 8 heures du matin, on va devoir vivre a priori sans rien à faire jusqu'à 10 heures du soir, rien à lire"...Les autres otages aux mains du Shebab, de l'Aqmi, du Hamas et des divers groupes islamistes auraient-ils les mêmes conditions de détention, les mêmes désirs et rêves au journalier ? J'ose ici l'espérer très fortement, mais comment ne pas douter de la chose ?

Je ne rappelerai pas ici le genre de réflexion ci-jointe...:"J'ai tout près de chez moi un jeune militaire père de famille qui rentre de la Kapisa. Quand il entendait les deux journalistes dire nous pouvions tenir encore ou bien nous savions que nous n'étions pas en danger car nous représentions une valeur pour les talibans, il était outré. Pensent-ils à trois de mes copains que j'ai vu mourir prés de moi ? Pensent -ils aux opérations que nous devions organiser en fonction de leur position, aux recommandations qui leur avaient été faites par l'armée de ne pas aller sur ces lieux, ou je suis prêt à y repartir... Je suis écoeuré d'une telle mascarade" ( tiré du forum le point.fr).

Mais, bon, les conditions de détention de ces deux journalistes ont été ce qu'elles ont été, et quoiqu'il en soit je reconnais très franchement que je n'aurais pas désiré me trouver à leur place; par contre je ne peux qu'espérer que ceux-ci aillent dorénavant se faire les chevaliers de la cause des otages, de tous les otages, qu'ils aillent à leur tour remuer ciel et terre, les médias, les politiciens, le national et l'international afin que leurs compatriotes encore ce jour détenus dans des conditions que l'on ignore aient droit aux mêmes investissements en médiatisation, en efforts, en temps, en argent.

Votre vécu doit humainement et de ce fait indubitablement vous servir afin de rallier le combat de la liberté de tous les otages français qui de la Somalie, au Yémen, de Gaza au Niger ne rêvent que d'une chose: ne plus avoir ce que vous-même avez ressenti: cette "faim de liberté, d'amour, cette faim tout court",,,

Marc Lev (auteur de "Après-demain ?"-Edilivre - votre thriller d'actualité de ces vacances...)

Sources: lepoint.fr,lesinfos.com