Bien évidemment que les commentaires vont bon train suite à "l'affaire de ces derniers temps", et si la plupart des partis politiques ont condamné unanimement cet acte infâme et terroriste, d'autres commentateurs ont su trouver des explications sociales, de rejet, d'inadaptation...quant à cette société française qui rejette résolument "l'autre", le différent...

Ainsi la chronique de Tariq Ramadan parue le 22 mars sous le titre "Les enseignements de Toulouse" est empreinte d'explications - excuses quant à ce "pauvre" Mohamed Merah et ce qui a pu le mener à ses agissements par lesquels il n'y a pas eu de préméditation, ni d'actes terroristes mais "un jeune désorienté qui a tiré sur des repères..." 

Il s'avère également que de terroriste islamiste nenni, de personne embrigadée pas plus, d'assassin en puissance encore moins, mais " un jeune adulte dérouté qui n'est habité ni par les valeurs de l'islam, ni par des pensées racistes ou antisémites"...

Force nous est donc de comprendre par cette analyse de Tariq Ramadan que les contacts que Mohamed Merah a pu avoir avec un autre Toulousain condamné en 2009 dans une affaire de filière de recrutement et d'acheminement de jihadistes en Irak n'avait rien de politiques, d'idéologiques, de mouvances terroristes, mais uniquement un copain, un ami, qui par hasard avait tout du profil islamiste...De-même que les deux voyages effectués en Afghanistan en 2010 et au Pakistan en 2011 n'entraient sans l'ombre d'aucun doute que dans le domaine de la curiosité touristique, du besoin vital de voir d'autres horizons, d'autres manières de vivre...ne recherchons pas ici de désir de formation terroriste sur le tas, d'endoctrinement islamiste, d'identification à une cause haineuse...

Le "pauvre" Mohamed Merah n'était (d'après Tariq Ramadan) ni plus ni moins qu'un petit délinquant (vols, brigandages, conduite sans permis) frustré par le système français, refusé dans les rangs de l'armée française, et qui avait donc décidé de "donner une leçon à la France"; d'ailleurs il paraitrait qu'il avait toujours une arme dans sa boîte à gants...

Si ses actes de tueries s'en seraient tenus à tirer sur des soldats, des militaires, des policiers, des gendarmes ou d'autres corps de métiers où l'habit dénote d'une profession bien définie, j'aurais pu éventuellement accepter cette explication de "donneur de leçon"; mais de grâce M. Ramadan, en quoi "tuer du juif", assassiner des enfants juifs, les poursuivre pour mieux s'assurer "d'un travail bien fait" cela a-t-il à voir avec une leçon contre un état qui ne lui aurait pas donné ses chances ?? 

M. Ramadan, vous ne voyez en lui que "la victime d'un ordre social qui l'avait déjà condamné, lui et des millions d'autres, à la marginalité, à la non-reconnaissance de son statut de citoyen à égalité de droit et de chance", et omettez peut-être malgré tout de préciser ici qu'il y a de-même des millions de jeunes issus de l'immigration qui, eux, ont trouvé leur place dans la société française et n'ont pas rencontré ce que vous nommez comme "la perception que l'on avait de ses origines"...

D'après vos écrits "le problème de Mohamed Merah n'était ni la religion, ni la politique"; et donc ce serait un pur hasard s'il a tué des soldats (représentant le pouvoir militaire), des juifs (représentant une autre religion) d'où cette phrase relevée dans votre article: "il finit jihadiste sans réelle conviction..." Il me serait intéressant de comprendre ce qu'est un djihadiste ayant de réelles convictions...Projetant de tuer des centaines, des milliers d'êtres différents de lui et de ses croyances..?

Je vous accorde que Mohamed Merah a très certainement vécu en marge, en refus de la société environnante, mais cela suffit-il à en faire un assassin de sang-foid, un tueur d'enfants, un exécuteur à la manière des nazis, où y avait-il autre chose, une idéologie, une haine, un extrémisme tout islamiste..? 

Je regrette (et ceux malgré vos phrases d'introduction par lesquelles vous exprimez vos condoléances et votre fraternité humaine) que votre communiqué de presse  "Les Enseignements de Toulouse" se veulent une analyse du portrait d'un délinquant plutôt que celle d'un djihadiste résidant en France et ayant suivi les enseignements de ceux qui haient l'Occident, ses valeurs, autant que le peuple juif et la terre d'Israël; cela aurait pu vous honorer... 

 Marc Lev - auteur de "Après-demain ?" (décrivant une mise en place d'un attentat de masse islamiste sur le sol français...) en vente sur le site de l'éditeur: www.edilivre.com sous sa forme papier ou numérique,  commercialisé d'ores et déjà auprès des librairies, des librairies on-line ( amazon, alapage...) et sur le i-book store.

Sources: tariqramadan.com - Planet.fr