Pour ceux qui l'ont oublié, omis, sciemment placé sous le tapis, loin des yeux de tous et alors que nous nous trouvons à nouveau dans cette situation de terrorisme gratuit, de désir de tuer du civil israélien, une question se pose à mes yeux: qu'avons-nous, nous israéliens, retenu des erreurs passées ?

Certes les données régionales ont changé ! Certes l'Egypte n'est plus celle de Moubarak ! La Turquie n'a plus rien d'un paradis pour touristes israéliens ! Les gouvernants "palestiniens" existent-ils même encore entre un Mahmoud Abbas représentant d'une population sans l'être et un mouvement terroriste du Hamas ne représentant que lui-même ?

Certes l'International veut nous obliger à croire en une bonne volonté régionale vers un cessez-le feu réel sous les hospices de l'Egypte des Frères Musulmans, du Qatar pro-iranien, de la Turquie islamiste "progressiste" et du Hamas issu de ces mêmes Frères Musdulmans !..

Certes cet International (comme par le passé...) ne désire nullement s'allier à nous concrètement afin de lutter concrètement contre le terrorisme islamiste comme si cela ne le concernait pas..., n'attendant (et quoi de neuf en cela ?..) que la première "bévue" israélienne pour nous remettre devant nos idéaux humanitaires !..

Certes personne ne veut: d'une part  reconnaitre l'axe, l'essieu, le moteur de cette concrétisation de haine anti-israélienne et qui a pour nom l'Iran, et d'autre part ne veut certainement pas imaginer que ce quartet réuni en Egypte aurait peut-être d'autres idées en tête !..

Si l'on prend la situation de Morsi et de l'Egypte depuis son élection, quels changements pour le peuple égyptien ? Quelles avancées économiques ? Quel mieux journalier pour la rue égyptienne ?

Certes celui-ci se retrouverait en quelque sorte coincé entre ses idéaux d'islamiste extrémiste et les aides internationales qui lui permettent de malgré tout avoir un semblant d'économie !

Et si la rencontre de ce quartet en Egypte (Egypte, Turquie, Qatar et Hamas) avait d'autres visions que celles exprimées vers les médias internationaux ? Et si l'aide annuelle américaine de 1 milliard et demi de dollars (moyennant un maintien du traité de paix égypto-israélien) pouvait tout bonnement être rejetée par ce même gouvernement Frères Musulmans grâce à la générosité de la Turquie prête à donner deux milliards de dollars à l'Egypte ? Et si Qatar y mettait également du sien afin de couper les ponts occidentaux vers une hégémonie régionale d'extrémisme islamique qui arrangerait bien le gouvernement iranien ?...

Certes l'histoire semble (et bien malheureusement) revenir sur elle-même; à preuve...

Imaginons que si en ce 29 novembre 1947 qui a vu l'adoption par l'ONU du partage de la Palestine en 2 états indépendants, un juif et un arabe, la chose aurait été à l'époque tout bonnement acceptée par toutes les parties...

Imaginons de-même qu'en date du 14 mai 1948 aucune guerre n'aurait été déclarée par les arabes refusant catégoriquement le partage...

Imaginons qu'après la guerre des "Six jours" en juin 1967, le gouvernement israélien de l'époque refusa contre vents et marées de se retirer des territoires conquis durant cette guerre : le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, le plateau du Golan...

Imaginons qu'en avril 1982 l'état d'Israël aurait refusé de-même de rendre tout le Sinaï à l'Egypte, qu'en mars 1989 le même refus se serait produit envers l'enclave de Taba...

Imaginons que suite à l'opération "Paix en Galilée" par laquelle l'armée israélienne pénétra sur le territoire libanais afin d'en chasser les factions terroristes de l'époque, jamais il n'y aurait eu de retrait israélien de cet état voisin...

Imaginons qu'en décembre 1988 (il y a vingt deux années de cela...) Yasser Arafat alors chef de l'OLP n'aurait pas uniquement annoncé devant les instances onusiennes "le droit d'Israël à vivre en paix et son renoncement total au terrorisme", mais aurait fait suivre ses paroles d'actes concrets...

Imaginons qu'en mai 1994 jamais aucun accord du Caire n'aurait été signé avec l'Autorité Palestinienne quant à l'autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho...

Imaginons de-même que le 30 novembre 1997 le gouvernement israélien n'aurait pas accepté un premier retrait (certes limité) de Cisjordanie, que le 23 octobre 1998 aucun retrait supplémentaire de 13% de la Cisjordanie n'aurait été accordé par Israël aux palestiniens...

Imaginons que ce 4 septembre 1999 non seulement il y aurait eu une relance du traité de paix (accords de Charm el Cheikh), mais la chose aurait été suivie par des actes concrets...

Imaginons qu'en mars 2000, un nouveau retrait israélien de Cisjordanie ne se serait pas concrétisé...

Imaginons qu'en date du 2 février 2004, le chef de la diplomatie israélienne d'alors, Ariel Sharon, n'aurait jamais annoncé son intention de démanteler les implantations juives de la bande de Gaza, ne déracinant pas ainsi "quelques" 7500 âmes de leurs habitats...

Imaginons que le Hamas n'aurait en aucune façon été élu aux élections législatives palestiniennes ce 25 janvier 2006...

Imaginons qu'en juin 2007 aucune guerre fratricide Hamas-Fatah ne se serait déclarée ne donnant ainsi aucunement le contrôle de la totalité du territoire de Gaza aux mains du Hamas...

Imaginons qu'à la conférence d'Annapolis en novembre 2007, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas n'auraient pas uniquement déclaré s'engager à conclure un traité de paix jusqu'à la fin 2008, mais s'y seraient tenus...

Imaginons qu'en décembre 2008 il n'y aurait eu aucun tir de mortiers des brigades Ezzedine Al-Qassam vers les territoires israéliens, brisant ainsi une trêve décidée par le dirigeant du Hamas, Khaled Mashaal, en juin 2008...

Imaginons qu'en juin 2010, l'état d'Israël n'aurait annoncé et donc concrétisé aucun assouplissement de l'embargo sur Gaza...

Imaginons que la reprise des pourparlers directs du 2 septembre 2010 et ce, "sans conditions"...chose acceptée par la partie israélienne comme palestinienne...se serait effectivement soldée par un succès pour tous...

Mais l'imaginaire et la réalité empruntent trop souvent dans cette région des directions différentes pour ne pas dire opposées, et qu'y faire si l'état d'Israël fut déjà attaqué alors qu'il commençait tout juste à se créer, comment changer un passé entrecoupé de réunions, de rencontres, de pourparlers, de traités signés, de décisions régionales et internationales...qui jamais n'ont su aboutir à la paix ?

Alors que les derniers pourparlers se devaient d'être "sans conditions préalables", que dire des déclarations de Mahmoud Abbas du 25 septembre 2010 devant l'assemblée onusienne demandant à Israël de choisir entre la paix et la colonisation, de mettre fin au blocus de la bande de Gaza, de démanteler la barrière de sécurité entourant la Cisjordanie ??

L'état d'Israël a su prouver historiquement parlant son non désir ni intérêt en terme de colonisation ( les exemples cités plus haut le prouvent on ne peut mieux...), mais également son désir de pouvoir vivre dans une région sûre, sans aucune crainte d'attaques terroristes, de roquettes envoyés sur des jardins d'enfants, sur des civils, en un mot : son désir de paix.

Et si les choses s'étaient déroulées différemment...

 Marc Lev ( auteur de "Et si..?" et "Après-demain ?" Edilivre - romans brûlants d'actualité...)

Une critique publiée de "Après-demain ?" :

http://jewpop.blogspot.com/2010/09/lire-dans-le-metro.html

Où se les procurer en ligne:

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/lev-marc/apres-demain,35198571.aspx

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/marc-lev/et-si-occident-la-menace-iranienne,42297469.aspx

Sources: lejdd.fr - lexpress.fr