Alors que l'on ne sait toujours pas ce qu'il en est du sort des 3 jeunes israéliens enlevés par le Hamas mon regard ne peut décidément pas se détourner des images de liesse, des danses, des distributions de sucreries et autres "youyous" vus et entendus chez ces voisins "désireux d'un accord de paix"...

Alors que les journées passent, je ne parviens pas à effacer de ma mémoire les paroles de cette "chère déléguée palestinienne" à la Knesset considérant que les exécutants de l'enlèvement des trois jeunes garçons n'ont rien de terroristes, rejetant inlassablement la responsabilité sur l'envahisseur israélien lui ayant volé sa patrie...

Alors qu'une soirée suit l'autre et que nous ne savons toujours pas où se trouvent nos jeunes, je n'arrive pas à oublier des mots vus ici et là sur des forums occidentaux où l'extrémisme se conjugue jusqu'à accuser le gouvernement d'Israël d'avoir sciemment enlevé ces 3 jeunes...

Alors que l'International s'est empressé de louer les paroles de Abou Mazen quant à cet enlèvement  "acte répréhensible qui n'aide en rien le processus de paix...", pour ma part je ne peux m'empêcher d'entendre des paroles quant à la non-preuve d'un acte exécuté par le Hamas exprimée par ce même Abou Mazen...

Alors que j'entends les voix israéliennes rejetant tout plan de paix avec les palestiniens, je n'entends pas pour autant des appels aux enlèvements d'enfants, des désirs d'assassinats de familles, de bébés, des livres scolaires incitations à la haine d'où même la Shoah est exclue, des appels vers les enfants à rejoindre des camps d'entrainement...

La problématique de base israélienne (mais également occidentale...) n'aurait-elle pas à voir avec cette éducation de la haine face à celle de l'humain, à ces messages de martyrs heureux et enchantés de se retrouver au paradis des assassineurs... face à ceux de se construire une vie, une famille, de tout bonnement vivre en terme d'être humain ?

Il ne fait aucun doute quant à ces appréciations totalement opposées d'un monde occidental qui voit mais ni ne réagit, ni n'agit et d'un monde où la mort se veut joie et paix...surtout si celle-ci est accompagnée de victimes "ennemies" aux dogmes enseignés par un extrémisme n'ayant rien d'humain.

L'apologie de la vie se devra de vaincre l'intégrisme forcené ! Et laissons donc l'apologie de la mort à ceux pour qui l'être humain n'existe pas !...

Marc Lev (auteur de "Et si .?" et "Après-demain ?" eds Edilivre Paris - deux ouvrages traitant de cet extrémisme...)