Vous le savez (depuis le temps que vous lisez mes chroniques), je suis un israélien désireux de paix, rêvant de celle-là, espérant encore qu'à défaut de moi-même et de mes enfants, mes petits-enfants, eux, vivront un état de paix et de bien-être journalier.

Certes entendre parler de paix et vivre un journalier national de tentatives terroristes ici et là, de missiles qui n'ont jamais cessé de tomber, de grads explosant dans ma région en laisserait plus d'un empreint de scepticisme, et que dire ? J'avoue faire partie de cette gente qui désirerait mais n'y croit pas, plus...

Les palestiniens demandent aux gouvernement israélien d'annoncer publiquement l'arrêt des constructions en Cisjordanie...N'avons-nous pas visionné ce film dans le passé où effectivement durant plusieurs mois il y a eu un gel des constructions, et ?...Cela a-t-il amené à l'époque la gouvernance palestinienne à faire un pas réel vers la paix, à ne serait-ce que reconnaitre l'état d'Israël comme état juif ?

Les palestiniens ( par la voix de Nabil Abou Rudeineh - porte-parole de Abou Mazen) font concrètement savoir (ce 20 février 2014) qu'il y a 3 points palestiniens d'obligation afin d'accepter un état de paix envers Israël et qui sont: Jérusalem Est comme capitale palestinienne, un état palestinien dans les frontières de 1967 et l'état d'Israël qui ne sera pas reconnu comme état juif...

Les palestiniens de-même profitent de cette vague porteuse américano-européenne afin de demander à nouveau des libérations de prisonniers palestiniens histoire pour l'état d'Israël de faire un geste positif... 

Lors d'une période de réserve militaire je me suis retrouvé à Qalqilya et à ma grande surprise on voyait les hautes tours de Tel-Aviv depuis un poste d'observation sur place...Comprenne qui voudra...Oui, cette même Qalqilya qui est censée être "rendue" lors d'un accord de paix !...

M'est avis que si de gré ou de force nous nous devons en Israël de jouer au poker menteur avec les dirigeants palestiniens (ayant l'International pour joker...) il nous faut aborder la chose en créant des étapes tests: l'idée serait de proposer un premier territoire représentant disons 10% de l'accord global avec une première autonomie palestinienne sur une période de minimum 6 mois ou 1 an. Le calme le plus complet, pas d'attaques terroristes, pas de tentatives d'attentats, pas de jets de pierres sur les israéliens...alors au bout de ce laps de temps on continue avec 10 % supplémentaires...Dans le cas contraire l'accord se trouvera nul et non avenu avec le droit pour Israël de récupérer ce territoire.

Ceci permettrait de juger de la réelle bonne volonté palestinienne à un état de paix et de bon voisinage, sans avoir tout donné, sans rien en échange...

Je suis bien conscient que cette prose n'est qu'utopie et que les forces "extérieures" n'accepteront jamais une telle proposition, et pourtant la base de la réussite de lendemains de paix ne se trouverait-elle pas au final dans un climat de confiance à créer où nous pourrions, nous israéliens, nous étonner d'une réelle volonté palestinienne à la paix (si celle-ci existe...) ?

J'ai bien peur que ce soit "leur paix" que l'on va retrouver au seuil de nos portes; de-là à voir en cela une avancée positive pour nous, c'est une autre affaire...

Marc Lev - auteur de "Et si..?" et de "Après-demain ?" (eds edilivre-paris) où la fiction des romans se mêle à cette actualité Moyen-Orientale...

 

Sources: news.il.msn.com - benillouche.blogspot.co.il - juif.org